Eglises

Dans ses Notes archéologiques manuscrites, Léo Drouyn a laissé des centaines de descriptions d’églises de Gironde. Malheureusement, il n’a pas réalisé La Guienne religieuse à laquelle il songeait, et qui aurait été le pendant de La Guienne militaire, ce qui fait que si ses dessins d’églises sont aussi nombreux que ses dessins de châteaux, il n’en est pas de même pour les gravures. Pionnier, Léo Drouyn l’a été non seulement par son inventaire des édifices romans du Département, regrettant souvent, notamment en Médoc et Haute Gironde, d’arriver trop tard, les destructions ayant été déjà opérées, mais aussi par sa réflexion sur l’architecture et la sculpture romanes du Bordelais. Le tout premier, inspiré par la pensée d’Arcisse de Caumont sur les « styles régionaux », il indique que « le Bordelais n’a pas d’école proprement dite... », mais que « deux courants architectoniques s’y sont établis, l’un venant du Périgord, et l’autre de la Saintonge ; le premier a déposé les coupoles ; le second une ornementation d’une surprenante richesse … », auquel il rapporte très justement les grands portails de Blasimon ou de Castelviel. Brutails et la recherche actuelle ont rajouté depuis, à ces deux courants, une influence venue du Languedoc...

Bernard Larrieu