Edifices religieux

Dès l’ouverture du Congrès archéologique de 1847, à Angoulême, où il donne une conférence sur les églises de la Gironde, Léo Drouyn montre son intérêt pour un patrimoine que ses courses pour la Commission des Monuments historiques lui ont permis de découvrir. Il en a compris l’importance, tant en quantité qu’en qualité, et le sujet est nouveau. S’appuyant sur la typologie et la chronologie peu à peu mise au point par Arcisse de Caumont et ses disciples – dont il fait partie –, il va livrer au Bulletin monumental ou à la Revue de l’art chrétien, puis bien plus tard à la Société archéologique de Bordeaux, aux Actes de l’Académie ou à la Revue Catholique de Bordeaux, un ensemble d’études et de monographies qui font de lui le véritable « inventeur » de l’art roman girondin, auquel Auguste Brutails rendra un hommage mérité dès les premières lignes de ses Vieilles églises de la Gironde.

Bernard Larrieu